Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Jean Raspail, ici et maintenant

    Un volume de la collection «Bouquins» rassemble six romans de l’écrivain avec une préface de Sylvain Tesson. À relire ou découvrir.

     

    «Prophétique» pour les uns, «raciste» pour les autres : Le Camp des Saints, sorti en 1973, n’a cessé de susciter les passions, comme en témoignait la réédition de 2011. Cette sorte de fable apocalyptique imaginait l’arrivée par cargos sur les côtes du sud de la France d’un million de migrants miséreux venus d’Inde. Après les atermoiements des élites politiques, intellectuelles et morales du pays suivent des massacres, une guerre civile et la submersion finale de la France par les «envahisseurs».

     

    À certains admirateurs ou contempteurs de Jean Raspail qui voudraient en faire l’auteur de ce seul livre, le volume de la collection «Bouquins» intitulé Là-bas, au loin, si loin… rappelle qu’il est le créateur d’un univers bien plus faste. Voici donc réunis Le Jeu du roi, Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, Qui se souvient des hommes…, Septentrion, Sept cavaliers… et La Miséricorde, roman inédit et inachevé.


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