Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    La France de Bernard Maris

    Et si on aimait la France de Bernard Maris

    Un livre posthume de l’écrivain et journaliste, Et si on aimait la France, célèbre le vieux pays avec des accents fraternels et empreints d’espérance.


    Ce n’est pas une interrogation que pose le titre du livre de ce «petit Occitan par son père et Alsacien d’origine par sa mère», mais une invitation. Voici donc un texte pour réfuter l’autodénigrement et le déclinisme, «pour dire : non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chômage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous, contrairement à ce qu’on veut vous faire croire. Vous n’êtes pas coupables.»

     

    La France de Maris, c’est celle des premiers résistants de 40, souvent des «cathos royalistes» ou des communistes en rupture de ban, celle des écrivains, des poètes, des 800 millions de tombes, des 30 000 monuments aux morts, du sacre de Reims et de la fête de la Fédération, de De Gaulle, de l’amour courtois, de la galanterie, des instituteurs, des curés, de la langue qui permet «de vitupérer l’époque au comptoir, entre Français bavards et râleurs.»


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