Hommage à Michel Déon

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain décédé le 28 décembre nous lègue un art de vivre, de lire et d’écrire d’un éclat éternel.

 

Nous avions fini par croire, au fil des ans, que Michel Déon était réellement immortel, ainsi l’on qualifie les membres de l’Académie française où il avait été élu en 1978. Lui-même aimait plaisanter sur son extraordinaire longévité qui a donc pris fin le mercredi 28 décembre quelques mois après son quatre-vingt-dix-septième anniversaire. Avec la disparition de Michel Déon s’achève définitivement une époque, celle de la mythologie des hussards, de ces écrivains ayant eu entre vingt et vingt-cinq ans en 1945 – date que Roger Nimier désigna comme «la fin du monde civilisé» – et qui voulurent chasser le tragique, la gravité, l’idéologie, les interdits et les listes noires sans rien renier de leurs fidélités respectives. Avec lui s’éteint aussi un certain art de vivre, de lire et d’écrire que l’homme comme l’œuvre incarnèrent de façon aussi majestueuse qu’humble.


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    La France de Bernard Maris

    Et si on aimait la France de Bernard Maris

    Un livre posthume de l’écrivain et journaliste, Et si on aimait la France, célèbre le vieux pays avec des accents fraternels et empreints d’espérance.


    Ce n’est pas une interrogation que pose le titre du livre de ce «petit Occitan par son père et Alsacien d’origine par sa mère», mais une invitation. Voici donc un texte pour réfuter l’autodénigrement et le déclinisme, «pour dire : non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chômage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous, contrairement à ce qu’on veut vous faire croire. Vous n’êtes pas coupables.»

     

    La France de Maris, c’est celle des premiers résistants de 40, souvent des «cathos royalistes» ou des communistes en rupture de ban, celle des écrivains, des poètes, des 800 millions de tombes, des 30 000 monuments aux morts, du sacre de Reims et de la fête de la Fédération, de De Gaulle, de l’amour courtois, de la galanterie, des instituteurs, des curés, de la langue qui permet «de vitupérer l’époque au comptoir, entre Français bavards et râleurs.»


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