Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Chez Hélène Duffau, il fait froid à l"extérieur mais chaud à l"intérieur

    "Vingt et une heures" de Hélène Duffau

    Depuis "Trauma", son premier récit publié chez Gallimard (une maison qu'elle connaît bien pour y avoir travaillé au côté, notamment, de Philippe Sollers) par lequel elle a signé une entrée remarquée en littérature en 2003, Hélène Duffau s'intéresse à ce qui bouleverse les êtres, ce qui les bouscule, ce qui les blesse, ce qui les transforme, ce qui les réconforte aussi.

     

    Elle ausculte le douloureux et le doux à la fois. Mais, si le regard qu'elle porte sur le monde est empreint d'une implacable lucidité et si, avant de noircir ses feuillets, elle plonge sa plume dans une encre bleu-gris, elle s'attache aussi à décrire la nature - celle-là même qu'on malmène trop souvent - et les êtres avec bienveillance.

     

    Tous les deux sans maman...


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