Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    A la découverte de la bonne dame de Nohant

    George Sand : Les carnets secrets d'une insoumise de Catherine Hermary-Vieille

    C’est d’une manière extrêmement habile que Catherine Hermary-Vieille nous propose de partir à la découverte de George Sand. A l’aide de carnets intimes fictifs qu’elle met entre les mains de Solange, la fille de George Sand, se noue, après la disparition de cette dernière, un dialogue entre une mère et sa fille qui n’a pu s’installer du vivant de la romancière.

     

    Et voilà que nous apparaît, dans toute sa complexité, le portrait d’une femme exceptionnelle, en particulier si l’on met ce portrait dans la perspective de son temps, le 19ème siècle.

     

    Ecrivain de talent engagée politiquement dans le mouvement socialiste naissant, celle qui prônait l’émancipation de la femme et jetait un regard plein de nuances sur l’institution du mariage fut aussi l’intime d’une foultitude d’hommes dont les plus célèbres, pour ne citer que ceux-là, furent Alfred de Musset et Frédéric Chopin.


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