Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Un peu de soleil dans l"eau froide

    L’indulgence du soleil et de l’automne de Patrick Besson

    Avec L’indulgence du soleil et de l’automne, Patrick Besson signe un recueil de nouvelles noires, drôles et virtuoses.

     

    Voici Nietzsche à Nice en 1887 en compagnie d’une jeune femme de 28 ans, une traductrice sikh à l’origine de l’étonnant succès en Inde de trois romans d’un écrivain français inconnu, un prof de philo fasciné par Rihanna, une joueuse de tennis russe poursuivie par un milliardaire indien, une tueuse en série qui n’assassine que des hommes prénommés Patrick…

     

    Patrick Besson, lui, est bien vivant et laisse courir son imagination au gré de nouvelles mordantes, drôles, noires. On voyage également beaucoup dans L’indulgence du soleil et de l’automne (expression tirée d’une lettre de Nietzsche à son ami Paul Deussen) : de Londres (qui «a l’air de sortir de chez le coiffeur et la manucure») à Cancún, en passant par Paris, Mumbai ou Bangkok. N’oublions pas Berlin, en mars 1942, en compagnie de Viviane Romance, Danielle Darrieux et Suzy Delair invitées par Goebbels.


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