Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Bernard Maris, écrivain

    Parmi les victimes du mercredi 7 janvier, il y a Bernard Maris né en 1946 à Toulouse, où il vécut et travailla longtemps, où il venait retrouver une part de sa famille et de ses amis.

     

    Le grand public connaissait l’économiste médiatique prisé des télévisions et des radios, journaliste, auteur d’une quinzaine d’essais consacrés – souvent iconoclastes – à la matière qu’il enseigna à l’université. On le lisait donc dans Charlie Hebdo, on l’entendait sur France Inter et ailleurs. Bernard Maris était aussi un amoureux fou de la littérature.


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