Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Quand Benoît Séverac mène l"enquête, Neandertal nous tend son miroir

    "L'Homme-qui-dessine" un roman de Benoît Séverac

    Benoît Séverac est un talentueux touche-à-tout. Il a, tour à tour, été musicien, comédien, photographe, œnologue... Mais c'est dans l'écriture, notamment de romans noirs ou policiers, qu'incontestablement il excelle.

     

    Unanimement salués par la critique et appréciés du public, ses romans ("Les Chevelues", "Rendez-vous au 10 avril", "Le garçon de l'intérieur"...) sont souvent primés. Le dernier en date, intitulé "L'Homme-qui-dessine" et publié aux éditions Syros, ne devrait pas échapper a la règle. Une bonne idée de cadeau pour un Noël de lecture. Ce faux polar préhistorique (il n'y a ni policier ni pierre polie...), préfacé par le paléontologue François Duranthon (directeur du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse), qui rappelle combien il est habillement documenté, est une vraie réussite.


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