Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Olivier Rolin, par-delà les nuages de l"Histoire

    "Le météorologue", un récit de Olivier Rolin

    Dans le récit Le météorologue, l’auteur de Port-Soudan exhume le destin d’une victime de la terreur stalinienne et se souvient de «la violente espérance de l’époque».


    Invité à l’université d’Arkhangelsk en 2010, Olivier Rolin eut l’occasion de se rendre sur les îles Solovki, archipel au milieu de la mer Blanche où fut édifié le premier camp de qui deviendrait le goulag. Il y revint deux ans plus tard et découvrit «sous une couverture représentant des nuages, un album hors commerce édité par la fille d’un déporté à la mémoire de son père.» «Alexeï Féodossiévitch Vangengheim, le météorologue, avait été déporté aux Solovki en 1934.


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