Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Benoît Duteurtre, option paradis

    "L’Ordinateur du paradis", un roman de Benoît Duteurtre

    L’auteur du Voyage en France signe avec L’Ordinateur du paradis un roman drolatique et acide en forme de fable sur notre présent.


    L’un des personnages principaux de L’Ordinateur du paradis vient à peine de franchir les portes de la Cité céleste qu’il se heurte à une bureaucratie tatillonne et des consignes hygiénistes diffusées en anglais : «ces premières observations me replaçaient déjà dans une situation caractéristique de mon existence terrestre, consistant à m’agiter contre des états de fait auxquels je ne pouvais rien changer, à m’irriter de détails qui n’irritaient que moi, à partir en guerre contre des scandales dont l’évidence n’apparaissait qu’à mes propres yeux…»


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