Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    La vie au Palais

    "L’Idiot du Palais", un roman de Bruno Deniel-Laurent

    Bruno Deniel-Laurent publie un premier roman virtuose, L’Idiot du Palais, en forme de fable sur le pouvoir et la servitude.


    Pour son premier roman, Bruno Deniel-Laurent (auteur d’essais et réalisateur de films documentaires) réussit la performance d’inventer un monde, qui plus est en cent-quarante pages concises et effilées. Voici donc le «Palais», engoncé entre des façades haussmanniennes et s’étirant sur plusieurs milliers de mètres carrés, dans lequel une Princesse, venue du richissime émirat d’Oukbahr, séjourne parfois. A son service : des centaines d’employés s’inscrivant dans une organisation ethnique savamment hiérarchisée. Les buanderies du sous-sol sont occupées par des Africaines, les cuisines confiées à des Pakistanais et des Bengalis, caste dominée par les Nubiens chargés de leur recrutement.


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