Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    La guerre d’Indochine version roman noir

    "Le Dernier Tigre rouge", un roman de Jérémie Guez

    Le Dernier Tigre rouge entraîne le lecteur sur les pas d’un légionnaire français traquant un mystérieux ennemi.


    Avant de se retrouver en Indochine en 1946, engagé au 2ème Régiment Etranger d’Infanterie, Charles Bareuil participa au débarquement en Normandie sur Sword Beach, mais sa guerre commença dès 1941 en Yougoslavie. Fuyant son pays vaincu, le jeune Français avait cru échapper au fracas des armes sur la terre de son épouse Elena, danseuse serbe rencontrée à Paris au temps de l’insouciance. Mais les nazis et leurs féroces alliés croates – enivrés autant par la création de leur Etat «indépendant» que par la perspective d’exterminer Serbes, Juifs et Tziganes – en décidèrent autrement. Sa belle-famille massacrée, Bareuil s’enrôla dans les rangs des Tchetniks, monarchistes serbes dirigés par Draža Mihailović et premier mouvement de résistance armée au nazisme.


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