Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Des héros presque ordinaires

    "Nous n’étions pas des héros", un recueil de Benoît Hopquin

    Dans Nous n’étions pas des héros, Benoît Hopquin a recueilli les témoignages de quatorze Compagnons de la Libération. Des récits intimes qui forment aussi une fresque de la France libre. Remarquable.


    Qui se souvient des Compagnons de la Libération ? Le titre fut décerné pour «récompenser les personnes, les unités militaires et les collectivités civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France et de son empire». Parmi les 1038 personnes appartenant à l’Ordre, les trois quarts «avaient rejoint la France libre ou la Résistance avant la fin de 1940. Plus de trois cents ne virent pas la capitulation allemande», rappelle Benoît Hopquin, grand reporter au Monde qui est allé à la rencontre de 14 d’entre eux. On retrouve des personnalités bien connues comme François Jacob (disparu en avril 2013) ou Daniel Cordier et d’autres que l’on prend plaisir à découvrir à travers des destinées singulières et tellement humaines.


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