Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Dino Risi se raconte

    Les mémoires du réalisateur du Fanfaron et de Parfum de femme.

    Son nom reste indissociable de la comédie italienne dont il réalisé quelques-uns des films emblématiques (La Marche sur Rome, Le Fanfaron, Les Monstres, Parfum de femme…), mais Dino Risi (1916-2008) n’a pas signé avec ses mémoires, publiées en 2004 en Italie, un banal livre de souvenirs cinématographiques. Si le septième art est évidemment présent, le cinéaste a l’humilité de ne pas s’attarder sur ses propres films (ce qui frustrera peut-être certains fans), il préfère se raconter et surtout raconter les autres.


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