Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    La vie est un sport de combat

    "Comme un karatéka belge qui fait du cinéma", un roman de Jean-Claude Lalumière

    Un roman où se feraient sentir les influences de Jean-Claude Van Damme, Philippe Muray, Jean Clair, Antoine Blondin et Pierre Bourdieu ? C’est l’étonnant cocktail réalisé de main de maître par Jean-Claude Lalumière.


    Le titre du troisième roman de Jean-Claude Lalumière reflète assez mal la variété de tons que l’auteur du Front russe et de La Campagne de France déploie. Comme un karatéka belge qui fait du cinéma trouve son origine dans la scène, d’une trentaine de pages, au cours de laquelle le narrateur rencontre, un soir, Jean-Claude Van Damme au bar du Lutetia. Scène cocasse et drôle où le comédien belge s’exprime dans ce franglais qui lui a donné, voici quelques années, une nouvelle et paradoxale popularité.


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