Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Quand le cinéma s’affichait à Toulouse

    Du cinéma plein les yeux, La Cinémathèque de Toulouse / Nouvelles éditions Loubatières.

    Un superbe livre, Du cinéma plein les yeux, rassemble les affiches de façade peintes par André Azaïs pour le cinéma toulousain Le Royal des années soixante au milieu des années soixante-dix. Flash-back.

     

    C’est à un voyage dans l’histoire du cinéma à Toulouse qu’invite ce beau livre rassemblant des reproductions de 184 affiches fabriquées sur mesure par André Azaïs en un seul exemplaire et destinées à être accrochées sur la façade du cinéma Le Royal. Celui-ci vit le jour en 1919 au 49 rue Alsace-Lorraine avec 1200 places et un orchestre de 19 musiciens à l’époque du muet. «L’emplacement de ce nouveau “palace“ sur la grande artère commerçante de la ville ne doit rien au hasard : c’est sur le trottoir d’en face que les opérateurs Lumière, en mai 1896, installèrent leur caméra pour prendre les premières images animées de Toulouse, celles du square du Capitole», écrivent Jean-Paul Gorce et François Marty dans l’une des contributions de cet ouvrage dirigé par Natacha Laurent, directrice de la Cinémathèque.


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