Hommage à Michel Déon

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain décédé le 28 décembre nous lègue un art de vivre, de lire et d’écrire d’un éclat éternel.

 

Nous avions fini par croire, au fil des ans, que Michel Déon était réellement immortel, ainsi l’on qualifie les membres de l’Académie française où il avait été élu en 1978. Lui-même aimait plaisanter sur son extraordinaire longévité qui a donc pris fin le mercredi 28 décembre quelques mois après son quatre-vingt-dix-septième anniversaire. Avec la disparition de Michel Déon s’achève définitivement une époque, celle de la mythologie des hussards, de ces écrivains ayant eu entre vingt et vingt-cinq ans en 1945 – date que Roger Nimier désigna comme «la fin du monde civilisé» – et qui voulurent chasser le tragique, la gravité, l’idéologie, les interdits et les listes noires sans rien renier de leurs fidélités respectives. Avec lui s’éteint aussi un certain art de vivre, de lire et d’écrire que l’homme comme l’œuvre incarnèrent de façon aussi majestueuse qu’humble.


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    On a tiré sur le président

    un livre écrit par Philippe Labro

    Philippe Labro se souvient de JFK

     

    Dans «On a tiré sur le Président», l’écrivain journaliste revient sur l’assassinat de JFK qu’il couvrit pour France-Soir et expose sa vision de l’affaire.

     

    22 novembre 1963, le jeune Philippe Labro fait partie d’une équipe de la fameuse émission de télévision «Cinq Colonnes à la une» envoyée à l’université de Yale, sur la côte Est pour un reportage sur le système éducatif américain. Aussitôt la nouvelle connue, France-Soir de Pierre Lazareff (créateur de «Cinq Colonnes» avec Pierre Dumayet et Pierre Desgraupes), auquel collabore également Labro, envoie le reporter à Dallas…


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