Remise du 32e Prix du Jeune Ecrivain de langue française

Les Chroniqueurs

mercredi 29 mars à 20h - Théâtre municipal de Muret

Lecture d’extraits des textes primés par deux comédiens de la Comédie-Française.

 

En présence des écrivains du jury et des lauréats du 32e Prix.

 

Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie-Française depuis 1998, et Didier Sandre, Molière du meilleur acteur en 1996 et pensionnaire de la Comédie-Française depuis 2013, liront des extraits des nouvelles lauréates du 32e Prix. Ils seront accompagnés musicalement par Claire Gimatt et Pierre-Yves Meyer.

 

La soirée se clôturera par un cocktail et une séance de dédicaces, l’occasion de rencontrer les écrivains du jury et les douze lauréats de cette année.

 

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    Novembre noir

    Dans un beau récit, Philippe Le Guillou se souvient des jours où la mort de son père succéda aux attentats parisiens de novembre 2015.


    Quatre jours après les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Philippe Le Guillou perdit son père. Face à cette «cette douloureuse concordance» entre «l’agonie et la mort d’un vieil homme perclus de souffrance et le basculement du pays et du siècle dans l’horreur abyssale», l’écrivain va tenter de «fixer quelques émotions, quelques traces, quelques vertiges, quelques lueurs aussi».

     

    Hommage au père, Novembre est aussi une méditation plus vaste, à travers le destin de celui-ci, sur le sentiment d’«effacement historique d’une forme d’innocence». «Je me sens à jamais orphelin d’une stabilité, d’une espérance définitivement perdues», note l’auteur des Sept noms du peintre (prix Médicis 1997).


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    Place de la jeunesse perdue

    Par Christian Authier


    Au fil d’un récit sensible, Place des Vosges, Michel Braudeau évoque sa jeunesse et les années soixante-dix.


    C’était l’époque où des jeunes gens pas très fortunés pouvaient s’installer – à plusieurs certes – «sous les plus éminents toits de Paris». Parlait-on déjà de «colocation» ? Michel Braudeau ne nous le dit pas, mais son récit nous fait partager d’autres choses bien plus précieuses. Nous sommes à la fin de l’année 1971. Pour lui et sa poignée d’amis étudiants (deux couples et trois garçons célibataires), le quartier général de cette jeunesse post-68 va se trouver place des Vosges dans le vaste appartement d’un hôtel particulier : «Ce n’était pas encore un quartier mort et embaumé, un mausolée touristique, on y comptait peu d’antiquaires. Aucun ogre déchu de la politique n’y rôdait, plutôt de vieilles marquises ruinées que le fisc et les agents immobiliers persécutaient.»


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    Georges Mailhos, l’héritage d’un homme de culture

    Par Christian Authier


    Un ouvrage rassemble des études et des souvenirs intimes de celui qui fut longtemps le président de l’université du Mirail.


    Si l’érudition et les curiosités d’un homme de culture constituent la matière première de l’ouvrage posthume, Et ainsi de suite…, de Georges Mailhos (1932-2016), le livre dresse aussi «le portrait d’un homme qui, dans ses choix littéraires comme dans ses engagements personnels, s’est toujours montré ennemi de tout sectarisme», comme l’écrit Pierre Cadars dans sa préface. Normalien, agrégé de lettres classiques, enseignant au Mirail avant de devenir président de l’université de 1980 à 1986, puis de 1991 à 1996, élu à l’Académie des jeux floraux en 2001 dont il devint secrétaire perpétuel en 2009, Georges Mailhos travailla à ce volume d’abord pour les siens, comme en témoignent les dernières pages, «Éclats du souvenir», dans lesquelles il réfléchit sur la mémoire et rassemble les «fragments d’une histoire» de sa famille.


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    Toscan !

    Jean-Marc Le Scouarnec

    Par Christian Authier


    Toscan, le dernier nabab


    Jean-Marc Le Scouarnec signe une passionnante biographie du flamboyant producteur Daniel Toscan du Plantier.


    On l’appelait Toscan. Il a été l’unique producteur du cinéma français à être aussi célèbre que les acteurs ou les actrices de son temps. Une exception culturelle à lui tout seul. Les Inconnus contribuèrent aussi à sa popularité à travers un sketch où « Daniel Toscan Séplanté » pérorait entre pédantisme et approximations lexicales dont le fameux «bouleversifiant» que Toscan se réappropriera plus tard pour le titre de l’un de ses livres de souvenirs.

     

    Pour être très drôle, la caricature n’en était évidemment pas moins injuste. Car derrière ses allures de grand seigneur mondain, son verbe flamboyant et ce patronyme plongeant dans la vieille France, il y avait un être complexe, ambivalent, secret.


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    Jean-Edern Hallier, l"idiot insaisissable

    Jean-Claude Lamy

    Par Christian Authier


    C’était Jean-Edern…


    Avec Jean-Edern Hallier, L’idiot indispensable, Jean-Claude Lamy signe un livre éblouissant sur un écrivain hors normes.

     

    Et si Jean-Claude Lamy avait écrit le meilleur livre «de» Jean-Edern Hallier ? C’est finalement ce que l’on se dit en ayant terminé cette biographie-fleuve de 600 pages qui reflète sans doute mieux la vérité de l’écrivain et polémiste que ses propres livres dont les meilleurs se nomment Le premier qui dort réveille l’autre, L’Évangile du fou et Je Rends Heureux. D’ailleurs, Hallier n’était pas dupe en disant «Mon chef-d’œuvre, c’est ma vie». Son père, le général André Adolphe Hallier, regrettait qu’il ne soit pas passé par la case prison : «Un an à la bastille, il aurait pu écrire un grand roman».


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    Quarante ans

    Marc Lambron

    Par Christian Authier


    Quarante ans et des poussières


    Avec Quarante ans, l’académicien Marc Lambron publie son journal de l’année 1997.

     

    Il y a des années que l’on n’oublie pas, qui comptent double ou triple, peut-être plus encore. En 1997, Marc Lambron perdit son père d’un cancer et rata le prix Goncourt qui lui semblait promis. Deux ans plus tôt, son frère cadet, Philippe, fut emporté par le sida. Sale époque. Vingt ans après, il publie son journal intime de l’année 97, celle aussi de ses quarante ans. Il est alors un écrivain reconnu.


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    Cap Kalafatis

    Patrick Besson

    Par Christian Authier


    Mariage à la grecque


    Patrick Besson signe un bref et envoûtant roman autour d’un jeune homme et d’un curieux couple sur une plage grecque.

     

    Un homme est de retour plage de Kalafatis sur l’île de Mykonos. Vingt-cinq ans auparavant, en 1991, Nicolas – alors étudiant en quatrième de Sciences politiques – y avait rencontré Barbara. Les jeunes gens ont vingt-trois ans, elle bronze seins nus, marivaudage suit. Jusqu’à l’arrivée de José, «un type lourd, carré et rond à la fois, un carré mou ou un rond cassé». Ce véliplanchiste quinquagénaire, arborant «un torse velu de Jean Yanne», retrouve sa compagne. 


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