Musée Georges Labit

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Présentation

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Au musée Georges-Labit, l’histoire des collections se mêle à bien des aventures, celles d’hommes épris de voyages et d’histoire. Hommes discrets ou acteurs des grands évènements de leur temps, ils ont su rassembler ces objets du passé qui constituent aujourd’hui un témoignage et un moyen de découvrir des civilisations lointaines et disparues.

Le musée Georges-Labit est d’abord l’œuvre d’un grand voyageur : Georges Labit (1862-1899). Grâce à lui, la ville de Toulouse possède aujourd’hui l’un des plus anciens musées d’art asiatique en France.

Il entreprend dès 1879 ses premiers voyages, d’abord à travers l’Europe, de l’Italie à la Norvège, poussant même jusqu’à la Laponie, une région rarement visitée à l’époque. Il parcourt également l’Afrique du Nord, rassemblant ses premières collections. En 1889, il s’embarque à Marseille pour un voyage décisif qui le mène par le canal de Suez jusqu’en Asie. La Chine et le Japon le marquent profondément. Passionné d’ethnologie, d’histoire de l’art et d’histoire des religions, il choisit ses acquisitions sans a priori, mêlant œuvres d’arts et objets plus modestes, témoins de la vie des populations locales. A son retour à Toulouse, le projet de création d’un musée prend corps. Il élabore avec un architecte toulousain, Jules Calbairac (1857-1935), un projet de bâtiment d’inspiration mauresque, dans le style des villas exotiques alors à la mode.

Après l'apport de plusieurs collectionneurs (Jean Mansion par exemple), les acquisitions des conservateurs successifs et les dépôts du musée national des arts asiatiques Guimet, le musée Georges-Labit accueille une des plus belles collections de l’art oriental sur trois millénaires - Inde, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Tibet, Népal, Chine et Japon - ainsi qu'une importante collection égyptienne (la chambre funéraire, avec sa momie et son sarcophage, vient de faire l'objet d'une importante rénovation). A eux seuls, le pavillon mauresque et son jardin de plantes asiatiques et méditerranéennes (azalées, bambous, fougères arborescentes, palmiers…) proches du canal du midi (classé patrimoine mondial par l'UNESCO), méritent le détour. Située dans le jardin du musée, une bibliothèque est ouverte à tous, chercheurs, enseignants, étudiants, amateurs ou curieux. Les quelque 1500 ouvrages d’histoire et d’histoire de l’art, récits de voyages, catalogues d’exposition, sur les thèmes de l’art asiatique et des antiquités égyptiennes sont à consulter sur place.

 

Plan d'accès

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