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Marc Minkowski dirige Les Musiciens du Louvre dans la Passion selon Saint Jean BWV. 245 de Jean-Sébastien Bach


Une chronique de Michel Grialou


Dans le cadre du cycle Grands Interprètes de Toulouse, Jean-Sébastien Bach est à l’honneur avec la Passion selon Saint-Jean. Elle est donnée en deux parties sans entracte. C’est à la Halle, à 20h, le 31 mars. Marc Minkowski choisit une formation qu’il affectionne, à l’effectif très resserrée, et limitée à huit chanteurs, tous les solistes participant aux chorals. Il estime que ce type de formation se révèle plus expressive, plus porteuse d’émotions.

Il faut être fin limier pour s’y reconnaître dans le maquis des partitions du Cantor. Un célèbre chef baroqueux écrira même : « Quand on veut arriver au plus près de la vérité historique la plus probable, le travail tient toujours un peu du roman policier. Tous les détails ne seront toutefois jamais éclaircis. » Le musicien a beaucoup plagié, s’est beaucoup plagié lui-même, le verbe ayant alors un sens qui est à des années-lumière de celui dont il est affublé de nos jours. Il a beaucoup repris, remanié, écarté puis reconsidéré. Durant la vie même de Bach, pas moins de quatre versions de cette Passion virent le jour, présentant à chaque fois des adaptations aux circonstances de l’exécution, aux musiciens et aux instruments que le compositeur avait à disposition, sans oublier les chanteurs, concertistes et ripiénistes, des éléments essentiels à prendre en compte. Intention plus que louable et que l’on serait bien avisé de ne point critiquer sous peine d’anachronisme intellectuel. Mais, chaque version – de la I de 1724 à la IV de 1749, peu avant sa mort, en passant par la II de 1725 et la III de 1732 - est susceptible elle-même de présenter des variantes !

Sachons aussi que le livret de cette Passion est une mosaïque, [...]

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