Les Yeux sans visage

de Georges Franju (1960)

Par John Lavoignat


Il y a une urgence à gérer, le temps est compté. Ce sentiment diffus que le tragique est en marche, qu’il est déjà trop tard, émane des premières images. Nous suivons une route de campagne, déserte, recouverte d’une nuit sans lumière artificielle, excepté l’éclairage d’une voiture. S’inscrit en fond sonore, une mélodie répétitive, aux accents d’orgue de Barbarie, qui hésite par moments entre l’insouciance et l’avertissement du destin, mais finit par prévenir de l’irrémédiabilité du crime.


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