Un Français

un film de Diastème

Le film s'ouvre sur trois étudiants coursés par Marco et ses amis. Comme toute bande qui a grandi dans une banlieue parisienne, Marco et ses copains passent leur temps libre à faire des activités où ils s'éclatent. Leur truc à eux, c'est de casser du communiste, du pédé, du bougnoule. On est en 1985, Touche pas à mon pote s'épingle sur les revers des blousons en jeans, Marco est skinhead. Point de vue violence, haine, colère, cette bande-là en déborde, pas besoin d'une raison pour exploser : une couleur de peau trop foncée suffit à transformer une personne en gibier à chasser. Cette violence à l'écran ira crescendo, jusqu'au moment où Marco ne rira plus spontanément aux mêmes choses qu'eux, ne cautionnera plus leurs agissements.

 

Le réalisateur Diastème suit sur trois décennies le rapport que Marco entretient avec la violence : de son intégration à son rejet.


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