Sage femme

un film de Martin Provost

Saisissants portraits de femmes singulières

Par Robert Pénavayre


En écrivant et en réalisant son dernier opus, Martin Provost rend un hommage non dissimulé à un métier de l’ombre, celui des sages-femmes. Il le fait au travers d’un portrait singulier, celui de Claire, qui aurait pu être cette sage-femme qui, il y a 59 ans, lui a sauvé la vie en lui donnant son propre sang à sa naissance.


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Justice

du 28 mars au 31 mai 2017 - Cinémathèque de Toulouse

La programmation très riche de ce printemps posera la question de la justice et de ses diverses représentations dans le cinéma, de Douze hommes en colère de Sidney Lumet à 10e chambre, instants d’audience de Raymond Depardon en passant par Furie de Fritz Lang.

 

Plusieurs séances de ce cycle seront présentées par ceux qui, à Toulouse, rendent la justice au quotidien.

 

Les yeux bandés, la justice est abondamment représentée par le cinéma. L’appareil judiciaire et son fonctionnement, ses rouages, ses arcanes. Le tribunal : lieu de parole, espace de réflexion sur la société, et scène de tragédie, vecteur de drame. Qu’elle soit sujet de documentaire ou de fiction, la justice fascine le cinéma, qui est allé jusqu‘à créer un genre : le film de procès. Justice photogénique.

 

Et si la justice n‘était pour le cinéma pas plus qu’un simple réservoir à sujets…?

 

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1 : 54

un film de Yan England

Réseaux mortels

Par Robert Pénavayre


Quel bonheur que de prendre la plume pour écrire sur un film qui vous a scotché sur votre fauteuil. C’est bien du premier long de Yan England dont je parle ici : 1 : 54. Ce titre doit se lire « une minute cinquante-quatre secondes ». C’est en fait le temps qualificatif pour une compétition de 800 m.

 

Avant d’en arriver là, le réalisateur nous immerge au cœur d’une micro société comme il en existe des milliers dans le monde : un lycée. Dans cet univers qui n’a rien à voir avec celui des bisounours, les ados tentent tant bien que mal de passer à l’âge adulte. Nous nous attachons rapidement aux pas de Tim. Un seul plan suffit pour nous faire comprendre qu’il n’est pas intégré à cet organisme vivant.


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Rencontre avec Julia Ducournau, réalisatrice du film « GRAVE »

Par Carine Trenteun


« Grave » sort aujourd’hui en salles, et j’aime tout : le scénario, le casting, la photo, le son, l’humour, tout. « Grave » permet les retrouvailles avec la réalisatrice Julia Ducournau et son univers où la métamorphose des corps, la monstruosité sont si présents. Dans son court-métrage « Junior », Justine (Garance Marillier), véritable garçon manqué se retrouvait avec des écailles sur le corps.

 

De ce passage de l’enfance à l’adolescence, on retrouve dans « Grave » une autre Justine (toujours Garance Marillier), pour son passage à l’âge adulte, thème plus rarement abordé au cinéma avec là encore une métamorphose physique et aussi psychique (émancipation, se conformer aux règles tout en gardant sa personnalité, trouver sa place dans la famille et dans la société). Même si les deux Justine ne sont pas les mêmes, j’aime beaucoup l’idée d’une continuité dans l’univers de Julia Ducournau, avec les mêmes répliques comme « est-ce que tu me trouves normale ?« , le lien avec la grande sœur, et de voir inscrit sur un mur « Junior is dead ».


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Kong : Skull Island

un film de Jordan Vogt-Roberts

King Kong, l’incompris

Par Robert Pénavayre


A force de pugnacité, un scientifique tenace finit par convaincre un sénateur américain de financer son expédition. Le but est d’aller faire un tour sur une île entourée d’orages permanents rendant son accessibilité pour le moins téméraire. Soutenu par une flottille d’hélicoptères militaires pensant partir pour le Club Méditerranée, voilà notre équipage affrontant une tempête au bout de laquelle une nature vierge leur apparaît. Afin de sonder le sol, quoi de mieux que quelques bombes. Surprise, il serait creux. Surprise aussi, d’un autre genre, lorsqu’un palmier vient faucher en plein vol l’un des hélicos.


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